S’équiper par temps froid
Le premier week-end campé approche. C’est aussi l’automne, et bientôt l’hiver. Il va pleuvoir, grêler, geler, neiger… bref, faire froid. On peut néanmoins vivre dans la nature malgré de mauvaises conditions atmosphériques. Il suffit simplement de réfléchir et de bien s’équiper. L’éclaireur est « tout temps, tout terrain », n’est-ce pas ! Dans cet article, vous trouverez précisément quelques éléments de réflexion, et notamment un article des Scouts du Québec qui connaissent parfaitement les détestables conditions de l’hiver.
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Les conseils d’Aurochs Première recommandation : toujours placer intelligemment les objets au même endroit dans le sac à dos. La nuit tombe vite en automne ou en hiver et rien de plus désagréable que d’avoir à vider tout son sac pour retrouver sa lampe. Et si c’est l’averse, le poncho enfoui tout au fond du sac n’est pas très efficace. Deuxième recommandation : utiliser au maximum cette invention géniale qu’est le sac poubelle. Il faut imaginer une nuit dans un duvet mouillé ! Alors, il suffit simplement de le protéger par un sac poubelle. Même chose pour les vêtements de rechange. Troisième recommandation : la gourde doit être remplie d’eau au départ. La déshydratation est plus intense lorsqu’il fait froid et il faut donc boire souvent. Pour les « coups de barre », emporter quelques sucres ou barres chocolatées. C’est ce qu’on appelle le « fond de sac ». Attention ! à l’automne, au printemps et même l’été, il peut faire très froid la nuit. Ne pas oublier que ce sont les extrémités qui sont les premières atteintes par le froid. N’oubliez donc jamais les gants et portez de bonnes chaussettes en laine par dessus des chaussettes fines (en station, mais pas pour la marche). Par ailleurs, 70 % de la chaleur corporelle s’échappe par la tête. Alors, emportez un bonnet ! Arrivé au bivouac, alors que l’on est humide (à cause de la pluie ou de la transpiration), il faut impérativement changer de sous-vêtements et rajouter une fine paire de chaussettes à même les pieds (en soie pour les riches, ou style DIM pour nous, les lamdas). C’est parfois désagréable de se changer si les conditions atmosphériques sont mauvaises, mais indispensable pour éviter la « crève ». De même, ne pas porter la nuit les vêtements de la journée. L’idéal est un vieux jogging. Une bâche agricole de 2 x 3 m (3 à 4 euros chez Bricorama, Leroy…) moins coûteuse qu’un vrai sursac), placé au dessus du duvet, donne un confort incomparable en isolant de l’humidité. Même chose pour une couverture de survie, mais celle-ci est très bruyante et difficile à replier. |
En camping d'hiver il est important de faire attention à notre habillement et à notre alimentation. Pour l'habillement, la méthode multicouche ou "pelures d'oignon" est la meilleure. Il s'agit de porter
plusieurs couches de vêtements dont les plus rapprochés du corps laissent facilement s'échapper la sueur, principale cause de refroidissement.
On suggère trois couches, chacune se distinguant des autres par une fonction précise.
La première couche doit nous permettre de rester au sec en transmettant la transpiration du corps vers l'extérieur; c'est habituellement un sous-vêtement. Les fibres synthétiques assurent les meilleurs résultats.
La seconde couche permet d'éviter que la chaleur du corps ne s'échappe. Si la laine fut longtemps l'isolant par excellence, la laine polaire, fibre synthétique de polyester, est aujourd'hui plus populaire parce qu'elle n'absorbe pratiquement pas d'eau et met un temps négligeable à sécher. La laine polaire est offerte en différentes épaisseurs, ce qui permet un ajustement plus précis en fonction des situations climatiques.
La troisième couche, externe, est un survêtement non isolé qui sert à se protéger contre les intempéries: vent, neige, pluie, bruine, etc. Sous un climat humide, la priorité devrait être donnée à l'imperméabilité ce qui nous amène à favoriser des vêtements à coutures scellées. Par contre il faut aussi porter une attention particulière aux dispositifs favorisant l'aération.
Il est important de songer aux extrémités. Un bonnet est essentiel, 70% de la chaleur se perdant par la tête. Pour les mains, les mitaines sont préférables aux gants. Pour les pieds, on applique la même règle que pour le corps: plusieurs couches.
Finalement, il est très important de prévoir des vêtements de rechange par lesquels on remplacera les autres dès qu'ils seront humides pour éviter d'avoir froid.
* Une « tuque », pour nos cousins canadiens français, c’est un bonnet ! cela vient de « toque »
*
Vous allez vous demander d’où me vient tout ce petit savoir. Eh bien, c’est le fruit de l’expérience ! (aie… aie… aie…mes chevilles gonflent), mais aussi l’expérience des autres. Voilà pourquoi j’ajoute à cet article les adresses Internet des quelques sites que je vous engage à consulter.
Pour la vie dans la nature :
www.davidmanise.com David est instructeur de vie sauvage, et il est très sympa !
www.ffme.fr/technique/index.htm C’est le site de la fédération française de montagne.
http://membres.lycos.fr/stpriest/fiches_tech.html Quelques bonnes choses
http://pages.usherbrooke.ca/resscout/ C’est un site très instructif de nous frères scouts canadiens. Pour ce qui est du froid, ils s’y connaissent !
Plus général mais utile :
www.lesnoeuds.com avec d’excellents dessins et des vidéos pour apprendre faire les nœuds.
Je ne manquerai pas de vous communiquer mes autres bonnes adresses dans mes prochains articles… Au fait, il faut que je m’y remette ! J’ai promis à Bélouga, notre webmaster, un article sur la topographie.
Ah oui, j’ai oublié, sur la chaîne « Odyssée » Il y a de temps en temps des documentaires de Ray Mears, un anglais spécialiste de survie. Son site : www.raymears.com .
A très bientôt,
Aurochs
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